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Détails de la tapisserie de Bayeux |
Au début du XIIIème siècle, le règne végétal s'impose dans les décors brodés : bourgeons, lys, roses, fleurs à trois pétales, feuilles de cresson, grappes de raisin.
A la renaissance, le point de croix se répand dans tout l'Europe et devient une des bases de l'éducation féminine C'est
alors que naît le marquoir, un morceau de tissu sur lequel les jeunes filles s'exercent à broder des grecques, des fleurs
et des symboles religieux. Les marquoirs constituent le patrimoine familial de génération en génération. Le plus
souvent ils sont brodés sur du lin avec des fils de soie ou de laine, ton sur ton.
A la même époque, les broderies vont devenir de véritables peintures à l’aiguille. Le remplissage uni des figures, sans
effet de relief, est abandonné au profit d’un modèle qui rivalise avec la peinture.
Au XVII ème siècle, les couleurs font leur apparitions, on teint les fils en rouge (qui donnera l’appellation «Rouge
du Rhin »). L’alphabet est introduit dans les exercices de broderie destinés à former les jeunes filles. A l’école les
petites filles apprennent à lire à écrire et… à broder.
Au XVIIIème siècle, les étoffes façonnées, scintillant de fils d’or et d’argent, sont encore enrichies de broderies. Le
point de croix se répand dans toute l’Europe.
En 1770, le Français Charles Germain de Saint-Aubin, brodeur du roi, publia l'Art du brodeur, ouvrage qui
détaillait les différents styles et techniques de broderie.
À la fin du XVIIIe siècle, la broderie blanche de Saxe devint très prisée pour l'ornement des manchettes et des
écharpes.
Le XIX siècle voit se développer les travaux d’aiguille outre le point de croix qui est à son apogée, les brodeuses
inventent des points plus ornés plus souvent exécutés en broderie blanche au point de plumetis. Des modèles
d’alphabets en écriture gothique, anglaise, romaine ou fantaisie, permettent la composition des monogrammes. A
cette époque on édicte même certaines règles concernant la taille des lettres en fonction du support sur lequel elles
sont brodées – 12 mm pour les mouchoirs, 16 mm pour le linge de corps, 23 mm pour le linge de maison mais parures
de lit ou nappes peuvent être ornées de motifs mesurant de 43 à 120 mm.
Nos aïeules ne comptaient pas le temps qu’elles passaient à réaliser leur trousseau. Certaines accomplissaient de
véritables œuvres d’art.
Aujourd’hui nous vivons plus longtemps, beaucoup plus longtemps mais nous avons souvent du mal à nous poser
pour créer quelque chose qui restera pour nos enfants et petits enfants.
C’est avec une immense fierté que je regarde, comme des œuvres d’art, les draps magnifiquement brodés par mes
grand-mères , arrière-grands-mères… Je les considère comme mon patrimoine, les restes d’un passé où le temps
semblait se dérouler moins vite.
Les points de la broderie traditionnelle plus compliqués à exécuter que le point de croix, -également appelé point compté ou petit
point - reviennent à la mode mais sont souvent édulcorés par la « broderie machine » qui donne beaucoup moins de
relief aux dessins.
C’est avec plaisir que je vous présenterai tout au long de ce site une collection destinée à faire revenir dans vos
maisons un peu de passé et d’authenticité tout en regardant vers l’avenir.
Je vous propose entre autres choses des housses de couettes, des porte-couches, des pèles mêle, issus des « innovations » du XX°
siècle!!!